Le cancer du poumon en Suisse : l’absence de dépistage précoce coûte des vies
24.08.2026 16:36 GMT+0200
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Le cancer du poumon en Suisse : l’absence de dépistage précoce coûte des vies
Lucerne, le 24 août 2026 – Le cancer du poumon, l’un des cancers les plus fréquents et les plus mortels, n’est souvent diagnostiqué qu’à un stade avancé en Suisse, ce qui a des conséquences considérables sur les chances de survie des personnes touchées.1,2 Cela s’explique principalement par le fait que le dépistage précoce n’est pas suffisamment effectué, et que les groupes à risque, en particulier, ne sont souvent pas pris en charge à temps.3,4 Après la Journée mondiale contre le cancer du poumon (World Lung Cancer Day), célébrée le 1er août5, la Journée mondiale du poumon (World Lung Day), qui aura lieu le 25 septembre 20266, mettra plus largement l’accent sur la santé pulmonaire. MSD Suisse (MSD Merck Sharp & Dohme AG), une entreprise biopharmaceutique de premier plan, s’appuie sur ces deux journées internationales de sensibilisation pour souligner l’importance du dépistage précoce du cancer du poumon et promouvoir la sensibilisation, la prévention ainsi qu’un meilleur accès au dépistage précoce du cancer du poumon.
Le cancer du poumon figure parmi les cancers les plus fréquents en Suisse et constitue également la première cause de décès par cancer.1,7,8 Selon la Ligue suisse contre le cancer, environ 5 100 personnes développent chaque année un cancer du poumon dans le pays, et environ 3 300 personnes décèdent des suites de cette maladie.1,7,8 L’âge moyen à l’apparition de la maladie est de plus de 70 ans.2
Ces chiffres illustrent l’importance considérable de cette maladie sur le plan médical et social. Parallèlement, ils mettent en évidence un enjeu majeur : le cancer du poumon n’est souvent diagnostiqué que lorsqu’il est déjà à un stade très avancé, à un moment où les possibilités de traitement sont nettement plus limitées et où le pronostic est considérablement plus mauvais.3

Ill. Le cancer du poumon est souvent asymptomatique aux stades précoces12 – les programmes de dépistage précoce sont d’autant plus importants (photo : istock).
Diagnostic tardif : cause majeure de pronostic sombre dans le cancer du poumon9-11
Des études menées aux États-Unis, au Canada, aux Pays-Bas et en Belgique ont montré que la mise en place d’un programme de dépistage précoce pouvait réduire significativement la mortalité par cancer du poumon chez les patientes et patients à haut risque (comme les personnes fumant beaucoup ou ayant beaucoup fumé).
Le dépistage précoce est décisif
L’une des principales raisons de la pose tardive du diagnostic tient au fait qu’à un stade précoce, le cancer du poumon ne provoque souvent aucun symptôme clair, ou seulement des symptômes non spécifiques. Des symptômes comme une toux persistante, un essoufflement ou une perte de poids n’apparaissent souvent qu’aux stades avancés de la maladie3,4, ce qui fait perdre un temps précieux. Les associations professionnelles et les organismes de santé soulignent que les chances de guérison augmentent considérablement lorsque le cancer du poumon est dépisté à un stade précoce.3,4
Absence de dépistage structuré du cancer du poumon en Suisse
Malgré ces preuves évidentes, il n’existe actuellement en Suisse aucune programme structuré et étendu pour le dépistage précoce du cancer du poumon.13 L’accès aux mesures de prévention et au dépistage n’est pas réglementé de manière uniforme et varie parfois considérablement d’un canton à l’autre. La situation diffère donc nettement de celle d’autres domaines du dépistage du cancer (comme celui du cancer du sein ou du cancer colorectal), où il existe des programmes organisés. Ces différences structurelles contribuent à ce que de nombreux casne soient diagnostiqués que tardivement. Un dépistage précoce ciblé et coordonné, en particulier chez les personnes présentant un risque accru, est donc considéré comme une approche essentielle pour améliorer les chances de survie.
Le principal défi : atteindre de manière ciblée les groupes à risque
En plus des facteurs structurels, l’approche ciblée des groupes à risque constitue un défi majeur. Les personnes ayant fumé longtemps ou fumant depuis longtemps sont particulièrement touchées, tout comme les personnes âgées.3,4 Parallèlement, les proches jouent un rôle important, car ce sont souvent eux qui incitent à prendre les symptômes au sérieux et à consulter un médecin.
Dans la pratique, on constate par ailleurs que de nombreuses personnes concernées sous-estiment leur risque personnel ou sont réticentes à se pencher sur les éventuels signes de la maladie. En raison de l’absence de symptômes, de l’incertitude ou de la crainte d’un diagnostic, les examens médicaux sont souvent reportés. Ces facteurs compliquent encore davantage le dépistage précoce.
De nouvelles approches sont également nécessaires
Pour combler cette lacune, il faut non seulement apporter des améliorations structurelles, mais aussi trouver de nouveaux moyens d’atteindre les personnes à un stade précoce et de les sensibiliser aux symptômes potentiels. Les applications numériques peuvent jouer un rôle complémentaire à cet égard, offrant une première orientation et sensibilisant davantage aux signes avant-coureurs (voir l’exemple dans l’encadré). De tels services ne remplacent pas un diagnostic médical, mais ils peuvent contribuer à atténuer les réticences et à favoriser l’accès à un examen médical, en particulier pour les personnes qui ne savent pas trop comment interpréter leurs symptômes.
Facteurs de risque et perception sociale
Le tabagisme est et reste le principal facteur de risque de cancer du poumon : une grande partie des cas est directement liée à la consommation de tabac.3,4 Mais le tabagisme passif ainsi que d’autres facteurs environnementaux (comme la pollution et l’amiante) peuvent également contribuer à l’apparition d’un cancer du poumon.14
Pourtant, l’idée selon laquelle le cancer du poumon serait une maladie « dont on est soi-même responsable » persiste dans la société. Cette stigmatisation peut amener les personnes touchées à nier leurs symptômes ou à hésiter à consulter un médecin. Une sensibilisation ouverte et objective est donc essentielle pour améliorer l’accès au dépistage précoce.
Test de la fonction pulmonaire en ligne – un outil numérique pour une première évaluation des symptômes15
Dans le cadre de la sensibilisation au cancer du poumon, MSD Suisse propose un test de la fonction pulmonaire en ligne. Cet outil numérique est un dispositif médical certifié qui aide les utilisatrices et utilisateurs à évaluer leurs symptômes de manière structurée.
- Le test de la fonction pulmonaire en ligne repose sur une analyse des symptômes assistée par l’IA et met en évidence les causes possibles des troubles. Cette approche ne se limite pas au cancer du poumon, mais englobe tout un éventail de maladies possibles.
- Cette offre s’adresse tout particulièrement aux personnes qui ne savent pas trop comment interpréter leurs symptômes et peut leur servir de premier repère. Il ne remplace pas un diagnostic médical, mais peut contribuer à détecter précocement d’éventuels signaux d’alerte et à inciter à consulter un médecin.
- Le test de la fonction pulmonaire en ligne identifie les facteurs de risque pertinents (p. ex. le tabagisme), même chez les personnes asymptomatiques, et recommande une consultation médicale. Si des symptômes supplémentaires (même légers ou non spécifiques) sont signalés, l’évaluation clinique est adaptée en conséquence.
- Le test de la fonction pulmonaire en ligne est disponible jusqu’à fin août 2026 sur le portail destiné aux patients de MSD Suisse
Pour plus d’informations
- Ligue suisse contre le cancer, www.liguecancer.ch/
- Ligue pulmonaire, www.liguepulmonaire.ch/
- MSD Suisse, www.msd.ch/fr/home/about-us/areas-of-focus/oncology/
- MSD Santé, Test de la function pulmonaire en ligne
MSD en Suisse
MSD, une entreprise biopharmaceutique de premier plan, emploie en Suisse plus de 1’000 personnes dans trois sites. Le siège est situé à Lucerne. Sur son site de Zurich, dans «The Circle», MSD exploite un centre mondial d’innovation et de développement. De plus à Schachen (Canton Lucerne) nous fabriquons des médicaments destinés à des essais cliniques dans le monde entier et exploitons un laboratoire d’analyse judiciaire. MSD mène près de 40 essais cliniques par an en Suisse. Les principaux domaines thérapeutiques de MSD sont l’oncologie, les maladies infectieuses et les maladies cardiovasculaires et cardiométaboliques. Nous disposons également d’un large portefeuille de vaccins pour prévenir les maladies chez les enfants, les adolescents et les adultes et nous sommes l’une des entreprises leaders dans le domaine de la médecine vétérinaire. En outre nous prenons au sérieux notre responsabilité envers la communauté locale et somme impliqués depuis des années dans les « Trendtage Gesundheit Lucerne » et l’« Alliance Compétences en Santé ».
Pour plus d’informations, rendez-nous visite à l’adresse www.msd.ch, fr.msd-animal-health.ch, www.msd-gesundheit.ch, www.mymsd.ch et suivez-nous sur LinkedIn, Facebook et YouTube.
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Références
- Ligue suisse contre le cancer. Les chiffres du cancer. Types de cencer les plus fréquents en Suisse. Mise à jour de l’information : novembre 2025. Dernier accès : août 2026.
- Office fédéral de la statistique (OFS) / Monitorage du cancer en Suisse : chiffres clés du cancer du poumon (incidence, mortalité, âge). Dernier accès : août 2026.
- Ligue pulmonaire suisse. Cancer du poumon : Ligue pulmonaire. Dernier accès : août 2026.
- Ligue suisse contre le cancer. Qu’est-ce que le cancer du poumon ? Dernier accès : août 2026.
- Lung Cancer Research Foundation®. Lung Cancer Day 2026. Dernier accès : août 2026.
- Forum of International Respiratory Societies. World Lung Day 2026. Dernier accès : août 2026.
- Organe national d’enregistrement du cancer. L’enregistrement des maladies oncologiques en bref | ONEC mise à jour de l’information : juillet 2026. Dernier accès : août 2026.
- Office fédéral de la statistique (OFS). Cancer Office fédéral de la statistique OFS. Dernier accès : août 2026.
- Aberle DR et al. Reduced lung-cancer mortality with low-dose computed tomographic screening. N Engl J Med 2011;365:395-409. DOI: 10.1056/NEJMoa1102873.
- McWilliams A et al. Probability of Cancer in Pulmonary Nodules Detected on First Screening CT. N Engl J Med 2013;369:910-919. DOI: 10.1056/NEJMoa1214726.
- de Koning HJ et al. Reduced Lung-Cancer Mortality with Volume CT Screening in a Randomized Trial. N Engl J Med. 2020 Feb 6;382(6):503-513. doi: 10.1056/NEJMoa1911793.
- Qian F et al. Screening for early stage lung cancer and its correlation with lung nodule detection. J Thorac Dis. 2018 Apr;10(Suppl 7):S846-S859. doi: 10.21037/jtd.2017.12.123.
- Ligue suisse contre le cancer. La Ligue contre le cancer approuve les recommandations relatives au dépistage du cancer du poumon. Dernier accès : août 2026.
- Possenti I et al. Association between second-hand smoke exposure and lung cancer risk in never-smokers: a systematic review and meta-analysis. Eur Respir Rev. 2024 Nov 13;33(174):240077. doi: 10.1183/16000617.0077-2024.
- MSD Santé : Test de la fonction pulmonaire en ligne. Dernier accès : août 2026.
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