MSD plaide en faveur d’une industrie suisse de la santé tournée vers l’avenir lors des Trendtage Gesundheit Lucerne
26.03.2026 08:57 GMT+0200
>> Tous les communiqués de presse
MSD plaide en faveur d’une industrie suisse de la santé tournée vers l’avenir lors des Trendtage Gesundheit Lucerne
Lucerne, le 26 mars 2026 – MSD Suisse, entreprise biopharmaceutique de premier plan, a plaidé lors de la conférence sur l’industrie de la santé Trendtage Gesundheit Luzern (TGL) pour une approche cohérente et intégrée de l’économie et des soins médicaux. Ce n’est qu’en pensant systématiquement ces deux dimensions ensemble qu’une vision d’avenir viable peut émerger.
« En période d’incertitude, il est essentiel de garder une vue d’ensemble et d’éviter une approche cloisonnée. La santé et l’économie vont de pair et nécessitent une vision commune pour l’avenir. C’est à cela que nous devons travailler ensemble », a déclaré Dr. Gila Stump, responsable External Affairs et Market Access chez MSD Suisse.
Placée cette année sous la devise « Illimité : tracer – déplacer – dépasser les frontières », la table ronde intitulée « L’industrie suisse de la santé en période de turbulences » s’est tenue au Centre de culture et de congrès de Lucerne. Dr. Stump y a débattu avec Bernhard Bichsel (co CEO d’ISS AG) et Diego Taboada (Avenir Suisse) des enjeux liés à l’attractivité du site suisse et à un accès fiable des patientes et patients aux soins.
« Les Trendtage Gesundheit Lucerne constituent une plateforme essentielle de la politique de santé, car ils réunissent des décideuses et décideurs issus de la médecine, de la science, de l’économie et de la politique », a souligné Dr. Stump. « Cet échange interdisciplinaire est déterminant lorsqu’il s’agit de relever les défis du système de santé, de l’attractivité du site, de la sécurité de l’approvisionnement et de l’accès à l’innovation. Des solutions ne peuvent émerger que si toutes les perspectives pertinentes sont réunies autour de la table et mises en relation. »
MSD s’engage depuis de nombreuses années en tant que partenaire des Trendtage Gesundheit Lucerne et contribue notamment par sa participation au Advisory Board au développement stratégique et thématique de l’événement.
Brève interview
Vous trouverez ci après trois questions adressées à Dr. Stump, permettant d’approfondir et de contextualiser les points centraux abordés lors de la table ronde.
Question 1 : Dr. Stump, selon vous, quel est le levier le plus urgent pour préserver l’attractivité de l’industrie suisse de la santé en période de turbulences ?
De nombreux facteurs contribuent bien sûr à l’attractivité d’un site. Un levier particulièrement important est un accès fiable et rapide des patientes et patients à l’innovation, ce qui caractérise un pays favorable à l’innovation et renforce la santé de la population. En comparaison européenne, la Suisse continue de perdre du terrain en matière d’accès aux nouveaux médicaments innovants et ne se maintient principalement que grâce à une solution spéciale prévue aux articles 71a et suivants de l’Ordonnance sur l’assurance‑maladie (OAMal). Celle‑ci permet l’accès à des médicaments innovants sans qu’ils aient été autorisés par Swissmedic ou remboursés par les assureurs‑maladie via la Liste des spécialités.
Malgré cette solution spéciale, la Suisse est passée à la septième place dans l’enquête annuelle de la Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques (EFPIA) jusqu’en 2024. Cet indicateur montre combien de médicaments autorisés au niveau central sont effectivement disponibles pour les patientes et patients et combien de temps s’écoule entre l’autorisation et le remboursement public ainsi que la mise à disposition.
Il est particulièrement alarmant de constater qu’en Suisse, seuls environ deux fois moins de nouveaux médicaments innovants sont régulièrement remboursés via la Liste des spécialités – et donc pris en charge par les assureurs‑maladie – qu’en Allemagne, avec une tendance à la baisse. Si nous voulons garantir durablement l’accès aux médicaments les plus innovants en Suisse, il est indispensable de mettre clairement l’accent sur la prévisibilité et la rapidité des processus d’accès, ainsi que sur un engagement fort en faveur de la valeur de l’innovation. Aujourd’hui, la Suisse consacre proportionnellement une part nettement plus faible de son produit intérieur brut aux médicaments innovants que de nombreux autres pays.
Question 2 : Quels sont les obstacles à l’élaboration d’une vision commune pour une meilleure prise en charge médicale ?
Notre objectif premier est clair : les médicaments et vaccins innovants doivent parvenir aux patientes et patients de manière fiable et rapide. Deux étapes sont décisives pour y parvenir : l’autorisation réglementaire et le remboursement.
S’agissant du processus d’autorisation réglementaire, Swissmedic a réalisé des progrès notables ces dernières années. Les procédures sont aujourd’hui nettement plus prévisibles et globalement plus efficaces.
Le deuxième obstacle réside dans le processus de remboursement auprès de l’Office fédéral de la santé publique. Celui‑ci s’allonge de plus en plus. Il n’est pas rare que des thérapies innovantes, bien qu’elles soient recommandées dans les directives cliniques, ne soient pas remboursées, ce qui restreint sensiblement l’accès pour les patientes et patients.
Je comprends la nécessité de maîtriser les coûts et d’assurer la viabilité financière. Toutefois, de telles mesures ne doivent pas entraver de manière disproportionnée l’accès aux nouveaux traitements – a fortiori dans un pays qui s’est historiquement distingué par un secteur de la santé favorable à l’innovation, dont il tire également un bénéfice économique supérieur à la moyenne et qui dépendra aussi à l’avenir de l’innovation.
Les défis s’intensifient : évolution démographique, augmentation des maladies chez les jeunes adultes et raréfaction des ressources dans le système de santé, notamment en raison de la pénurie de personnel qualifié. Il est donc d’autant plus important d’éviter une réflexion en silos et de considérer conjointement la santé, l’économie et les finances. L’innovation n’est pas seulement pertinente sur le plan médical, elle est aussi un facteur de prospérité : elle renforce le pôle de recherche et de formation grâce aux essais cliniques, génère des investissements, des emplois, des salaires et des recettes fiscales, et contribue ainsi à la stabilité de l’ensemble du système. Cette approche est malheureusement largement absente de la révision de l’OAMal actuellement en consultation.
Question 3 : Comment MSD peut elle contribuer à la numérisation du système de santé suisse et pourquoi est ce déterminant pour l’avenir du pays ?
La numérisation est essentielle pour que la Suisse puisse maintenir durablement la haute qualité de ses soins tout en gagnant en efficacité – notamment parce que de nombreux systèmes fonctionnent aujourd’hui en parallèle et sont insuffisamment interconnectés. Cette fragmentation freine les améliorations dans la prise en charge et mobilise des ressources dont nous avons un besoin urgent face à l’augmentation des exigences.
MSD – tout comme moi – considère que l’industrie pharmaceutique doit se positionner comme un partenaire dans ce domaine. Nous souhaitons collaborer avec la Confédération, les cantons, les fournisseurs de prestations, les assureurs, l’industrie et les partenaires technologiques à la construction d’un système de santé plus interconnecté et plus efficient, afin que les solutions numériques apportent un bénéfice mesurable aux patientes et patients, simplifient les processus et permettent une utilisation plus ciblée des ressources.
Parallèlement, nous espérons que le programme national DigiSanté produira désormais des avancées tangibles. L’Office fédéral de la santé publique a posé les jalons ; il s’agit maintenant de franchir les prochaines étapes de manière cohérente dans la mise en œuvre.
Un élément central à cet égard est le dossier électronique du patient, y compris une infrastructure technique mise à disposition de manière centralisée par la Confédération, ainsi que la levée des obstacles à son ouverture et à son utilisation. Ceci est d’autant plus important que de telles plateformes numériques sont déterminantes pour la recherche clinique et contribuent à maintenir la compétitivité internationale de la Suisse et à préserver son attractivité en tant que site pour les essais cliniques.
MSD Merck Sharp & Dohme en Suisse
En Suisse, MSD Merck Sharp & Dohme emploie plus de 1’000 personnes à travers cinq sites dans les cantons de Lucerne et de Zurich. Sur son site de Zurich, au « The Circle », MSD exploite un centre mondial d’innovation et de développement. Les principaux domaines thérapeutiques de MSD sont l’oncologie, les maladies infectieuses et les maladies cardio-métaboliques. Nous disposons également d’un large portefeuille de vaccins pour prévenir les maladies chez les enfants, les adolescents et les adultes. Sur notre site de Schachen, nous fabriquons des médicaments destinés à des essais cliniques dans le monde entier et exploitons un laboratoire d’analyse judiciaire. En outre, MSD mène près de 50 essais cliniques par an en Suisse. Nous prenons au sérieux notre responsabilité envers la communauté locale et somme impliqués depuis des années dans les « Trendtage Gesundheit Lucerne » et l’Alliance Compétences en Santé. En 2025, MSD a été élu « Top Employer Switzerland » pour la 13e année consécutive.
Pour plus d’informations, rendez-nous visite à l’adresse www.msd.ch, fr.msd-animal-health.ch, www.msd-gesundheit.ch, www.mymsd.ch et suivez-nous sur LinkedIn, Facebook et YouTube.
Vous trouverez ce communiqué ainsi que d’autres sur notre site Web, dans la section réservée aux employés des médias : https://www.msd.ch/fr/home/news/.
Contact média
MSD Merck Sharp & Dohme AG, Werftestrasse 4, 6005 Lucerne. Suisse.
Copyright © 2026 Merck & Co., Inc., Rahway, NJ, USA et ses filiales. Tous droits réservés.
CH-NON-03304, 03/2026