Sondage sur la prise en charge des patient(e)s atteint(e)s d’un cancer en Suisse

Enquête sur la prise en charge du cancer en Suisse: De bonnes notes – néanmoins pas optimales

19 mai 2022

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Les maladies cancéreuses représentent un grand défi pour les personnes touchées, mais aussi pour le système de santé. En collaboration avec l’institut de recherche gfs.bern, la société MSD a, pour la première fois, analysé en détail l’opinion de la population sur la qualité de la prise en charge en cas de cancer en Suisse par le biais d’un sondage représentatif. Les résultats montrent une large satisfaction concernant la prise en charge actuelle, mais aussi des possibilités d’amélioration avant et après le traitement.  

Selon l’Office fédéral de la statistique (2021), plus de 40 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en Suisse, et au moins une personne sur cinq est touchée par le cancer avant ses 70 ans1. Il y a tout de même de bonnes nouvelles: aujourd’hui, le nombre de nouveaux cas semble se stabiliser1 et moins de personnes meurent de maladies cancéreuses qu’auparavant1. Il y a donc en Suisse de plus en plus de personnes qui vivent avec le cancer ou qui ont vaincu leur maladie. Toutes ces personnes doivent pouvoir bénéficier de la meilleure prise en charge possible. Outre le traitement médical à proprement parler, cela inclut également les mesures de soins avant et après ledit traitement et le soutien social et psychologique. La société MSD a fait mener un vaste sondage représentatif par gfs.bern afin de savoir comment la population suisse perçoit la qualité de la prise en charge des maladies cancéreuses.

De bonnes notes pour la prise en charge des patients atteints de cancer

Première constatation: les Suisses s’intéressent de près à la politique de santé. En effet, plus de 80% des personnes interrogées ont déclaré être intéressées par les questions de santé. La qualité de la prise en charge des patients atteints de cancer a été considérée comme bonne, très bonne ou excellente par près de 90% des personnes interrogées. Ces résultats positifs étaient même encore meilleurs chez les personnes directement touchées par le cancer, chez qui ce taux atteint 95%. Et ce sont justement ces expériences concrètes de la prise en charge d’une maladie qui révèlent toute la valeur de ces appréciations particulièrement bonnes. Des résultats dont les facteurs déterminants étaient la qualité du système de santé en Suisse, l’offre étendue de prestations, la bonne prise en charge par le personnel, la qualité des installations, l’accès au traitement et la simplicité de l’échange d’informations. Ce sont en particulier les expériences faites à l’hôpital qui ont été appréciées par les personnes interrogées. Ainsi, près de 80% des participants au sondage ont une appréciation positive de la prise en charge médicale et des soins infirmiers qui y sont dispensés et une grande majorité était également satisfaite du traitement médicamenteux. Seules quelques-unes des personnes interrogées ont critiqué les thérapies ou la qualité de la prise en charge. La grande majorité (85%) suivrait à nouveau le parcours thérapeutique choisi.

Encore du travail à faire dans la prévention et le diagnostic précoce du cancer

Malgré ces bons points, l’enquête montre aussi clairement qu’il reste encore à faire dans certains domaines. Ainsi, environ 15% de toutes les personnes interrogées ont fait part de leur insatisfaction en matière de diagnostic précoce de la maladie, de prévention du cancer et de coordination. Une personne sur cinq aurait apprécié que les proches chargés des soins soient mieux soutenus. Un peu moins d’un quart de toutes les personnes interrogées attendraient en outre un meilleur suivi psychologique des patient(e)s et de leurs proches. Parmi les participants personnellement concernés, 36% auraient même souhaité recevoir plus tôt des informations sur la prévention. 47% d’entre eux, soit près de la moitié, ont exprimé des critiques quant au diagnostic tardif de leur maladie et auraient été heureux que leur cancer soit découvert plus tôt. La pandémie de COVID-19 a là aussi laissé des traces, avec notamment des traitements sans cesse repoussés. Tandis que près de la moitié des patient(e)s étaient satisfaits des prestations des spécialistes qui les prenaient en charge, certains de leurs proches ont regretté l’insuffisance des soins médicaux pendant la pandémie.

En revanche, les Suisses apprécient les gros efforts entrepris pour la recherche sur les maladies tumorales. Ainsi, 57% des participants à ce sondage, soit une nette majorité, ont déclaré croire aux progrès de la recherche sur le cancer ces cinq dernières années (mais souvent sans pouvoir les décrire plus précisément) et ils ne sont qu’un quart à estimer qu’il n’y a pas eu ou presque pas eu de nouvelles découvertes scientifiques ces derniers temps. Plus de la moitié des personnes interrogées étaient également optimistes quant à la possibilité de guérir un jour complètement des maladies tumorales.

Une nouvelle stratégie contre le cancer est nécessaire

Seules quelques-unes des personnes interrogées connaissaient la «Stratégie nationale contre le cancer» récemment achevée, même parmi celles qui ont été elles-mêmes touchées par la maladie. Cependant, après quelques explications à ce sujet, la plupart ont déclaré qu’une nouvelle initiative nationale sur le cancer était importante à leurs yeux. Actuellement, la Suisse est le seul pays en Europe à ne pas avoir de stratégie nationale contre le cancer. 72% des personnes interrogées participeraient à une éventuelle votation sur une telle initiative législative. Une nouvelle initiative nationale contre le cancer pourrait avoir une grande résonance, en particulier auprès des femmes, des personnes très intéressées par la politique de santé et de celles qui sont personnellement concernées. Presque toutes les personnes interrogées étaient d’avis qu’une initiative contre le cancer permettrait à long terme d’économiser de l’argent, qu’il faudrait encourager le dépistage précoce et la prévention, mais aussi que la coordination des acteurs et la prise en charge des personnes concernées pourraient être améliorées. Toutefois, aucun rôle particulier n’est accordé au cancer par rapport aux nombreuses autres maladies graves pouvant affecter l’être humain. Ainsi, pour la majorité des personnes interrogées, les maladies tumorales ne devraient pas bénéficier d’un statut particulier dans la Constitution.

Le sondage

Pour ce sondage représentatif sur la prise en charge des patient(e)s atteints de cancer en Suisse, commandé par la société MSD et réalisé par gfs.bern, 1510 personnes choisies au hasard dans toute la Suisse ont été interrogées de manière détaillée durant les mois de novembre et décembre 2021 au moyen d’un questionnaire en ligne ou d’entretiens téléphoniques. Les trois quarts des participants ont indiqué avoir une personne proche ou au moins une personne de leur entourage touchée actuellement ou dans le passé par le cancer. Au total, 11% des personnes interrogées (soit 136 personnes) avaient elles-mêmes fait l’expérience d’un cancer, 3% étaient atteints d’un cancer au moment du sondage. Les patient(e)s avaient été opéré(e)s (76%), avaient reçu une chimiothérapie (32%), une radiothérapie (29%), un traitement ciblé (18%), une hormonothérapie (15%), un traitement alternatif (14%) ou une immunothérapie (11%). 9 malades sur 10 ont indiqué s’en être généralement tenus aux instructions données pour le traitement.

Download Report

https://www.gfsbern.ch/wp-content/uploads/2022/05/213064_bericht_msd_krebsversorgungsmonitor_def_v4.pdf

Oncologie

Comprendre le cancer du rein

Le cancer du rein est un terme collectif désignant divers cancers du rein. Le plus fréquent est le carcinome à cellules rénales (CCR).

12. April 2022

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Chaque année, en Suisse, environ 1000 personnes sont diagnostiquées avec un cancer du rein. Environ deux tiers d’entre elles sont des hommes. Près de la moitié des patient(e)s ont plus de 70 ans au moment du diagnostic. Le carcinome à cellules rénales (CCR) est le type le plus courant de cancer du rein. Environ 90% de tous les CCR sont des carcinomes à cellules claires. Il est généralement diagnostiqué par accident, le plus souvent à l’occasion d’examens d’imagerie réalisés dans le cadre d’une autre maladie puisque les symptômes n’apparaissent généralement qu’à un stade avancé. La plupart des tumeurs rénales sont détectées à des stades précoces. Néanmoins, près de 30% des patient(e)s présentent un cancer du rein métastatique au moment du diagnostic initial. Parmi ces patient(e)s, seuls 15 % sont encore en vie après 5 ans. Grâce aux progrès récents de l’oncologie, les options de traitement du carcinome rénal ont aujourd’hui considérablement évolué de manière à pouvoir augmenter le taux de survie de ces patient(e)s.

Incidence du cancer du rein

1’000

En Suisse, environ 700 hommes et 300 femmes sont diagnostiqués chaque année avec un cancer du rein. Environ 300 personnes en meurent chaque année.

430’000

Dans le monde, plus de 430 000 nouveaux cas de cancer du rein ont été diagnostiqués et près de 180 000 personnes en sont décédés en 2020.

Signes et symptômes

Contrairement aux cancers du rein plus développés, ceux à un stade précoce ne provoquent généralement aucun signe ou symptôme.

Certains des signes et symptômes possibles de cancer du rein comprennent:

  • le sang dans les urines
  • les douleurs lombaires sur un côté (qui ne résultent pas d’une blessure)
  • une masse (grosseur) sur le côté ou bas du dos
  • fatigue
  • perte d’appétit
  • une perte de poids qui n’est pas causée par un régime
  • fièvre qui n’est pas d’origine infectieuse et qui persiste
  • anémie (faible numération de globules rouges).

Facteurs de risque

Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés en ce qui concerne le CCR. Les experts pensent que plusieurs facteurs sont conjointement responsables du développement du cancer du rein. Le tabagisme et l’obésité sont considérés comme les principaux facteurs de risques possibles

Les autres facteurs de risque comprennent:

  • la tension artérielle élevée
  • les antécédents familiaux de cancer du rein
  • les expositions sur le lieu de travail: de nombreuses études ont suggéré que l’exposition à certaines substances sur le lieu de travail, comme le trichloréthylène, augmente le risque de CCR.
  • le sexe (les hommes sont plus susceptibles d’être touchés que les femmes)
  • certains médicaments: certaines études ont suggéré que l’acétaminophène, un médicament antidouleur courant, pourrait être lié à une augmentation du risque de CCR.
  • facteurs de risque génétiques et héréditaires

Prévention

Dans de nombreux cas, la cause du cancer du rein demeure inconnue. Dans d’autres cas (comme ceux impliquant des affections héréditaires), il n’est pas toujours possible de prévenir le cancer même si la cause est connue. Vous pouvez réduire le risque de développer un cancer du rein en arrêtant de fumer et en maintenant un poids sain.

CH-NON-00633, 04/2022

Qu’est-ce que le cancer du sein?

Le cancer du sein est une tumeur maligne du sein qui touche principalement les femmes. L'évolution de la maladie dépend de différents facteurs. Le traitement du cancer du sein peut être très efficace, surtout lorsqu'il est détecté précocement. Cette page vous fournira plus d'informations sur les différents types de cancer du sein, ses symptômes, son diagnostic, ses facteurs de risque et sa prévention, ainsi que ses options de traitement.

31 mars 2022

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En Suisse, environ 6’300 femmes et 50 hommes souffrent chaque année de cancer du sein, une tumeur maligne du sein. C’est le type de cancer le plus fréquent chez la femme et il représente près d’un tiers de l’ensemble des diagnostics de cancer. Le taux de morbidité augmente avec l’âge. Toutefois, un quart des patients ont moins de 50 ans au moment du diagnostic. À l’échelle mondiale, le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué et touche plus de 2,3 millions de personnes. Le ruban rose «Pink Ribbon» est un symbole international bien connu de solidarité et d’engagement dans la lutte contre le cancer du sein. En effet, un dépistage précoce est particulièrement important pour les chances de guérison de ce type de cancer.

Types de cancer du sein

Il existe un grand nombre de types de cancer du sein. La plupart sont des carcinomes. Il s’agit de tumeurs qui apparaissent dans les cellules épithéliales qui tapissent les organes et les tissus de l’ensemble du corps. En médecine, le cancer du sein est nommé carcinome mammaire (du latin «mamma», signifiant «sein, glande mammaire féminine»).

Le carcinome canalaire* (cancer des canaux galactophores)

  • se développe essentiellement dans les cellules des canaux galactophores
  • est le cancer du sein le plus fréquent, représentant 50 à 80% de l’ensemble des cas.
    *du latin «ductus» = canal ou voie, ici «canaux de transport du lait dans le sein»

La carcinome lobulaire* (cancer des lobules)

  • survient dans les lobules lactifères, les cellules productrices de lait
  • représente entre 5 et 15% des cancers du sein.
    *lateinisch lobuli», bedeutet Läppchen

Cancer du sein in situ ou invasif

Le type de cancer du sein peut également être classifié selon que la tumeur s’est propagée ou non.

  • Cancer du sein in situ: tumeur au stade précoce. Elle est limitée à son site d’origine et ne s’est pas encore propagée aux tissus mammaires environnants.

  • Cancer du sein invasif: tumeur s’étant déjà propagée dans les tissus mammaires environnants. Il existe un risque de formation de métastases dans d’autres tissus et organes.

Statut des récepteurs en cas de cancer du sein

Le statut des récepteurs est également pris en compte en cas de cancer du sein. Il indique si la tumeur est sensible aux hormones et la vitesse à laquelle elle se propage.

Statut HR
Le statut HR correspond au statut des récepteurs hormonaux. Il indique si une tumeur possède des sites de liaison pour les hormones œstrogènes et/ou progestérone. Si une tumeur possède un de ces récepteurs ou les deux, on parle de cancer HR-positif ou HR+.

Statut HER2
Le HER2 est une protéine qui aide les cellules du cancer du sein à proliférer rapidement. Les cellules du cancer du sein qui contiennent plus de HER2 que la normale sont appelées HER2-positives.

Ki-67
Le Ki-67 est une protéine présente dans les cellules dont le taux augmente lorsqu’elle prépare la division de nouvelles cellules. L’index de prolifération Ki-67 indique la vitesse de propagation du cancer.

Carcinome mammaire HR-positif/HER2-négatif
Avec quelque 70% des cas, il s’agit du type de cancer du sein le plus fréquent en fonction du statut des récepteurs. Les cellules tumorales possèdent des sites de liaison hormonaux, mais pas de quantité accrue de récepteurs du facteur de croissance.

Carcinome mammaire triple négatif (CSTN)
Le CSTN est une forme agressive de cancer du sein, qui représente environ 10 à 15% de l’ensemble des cancers du sein. «Triple négatif» signifie que les cellules tumorales ne contiennent pas de récepteurs des œstrogènes
ni de la progestérone et ne produisent pas de quantité accrue de HER2. Les femmes plus jeunes souffrent souvent de CSTN.

Il existe encore d’autres types de cancer du sein, qui apparaissent dans d’autres types de cellules du sein et qui sont beaucoup plus rares.

Symptômes lors d’un cancer du sein

Le cancer du sein est souvent détecté lorsque la tumeur est suffisamment grosse pour être perceptible au toucher. Les malades ne ressentent généralement aucun symptôme avant ce stade.

Signes possibles de cancer du sein:

  • nodules indolores ou zone d’induration dans le sein
  • inflammation ou rougeur soudaine du sein
  • apparition soudaine de bosses ou de renflements de la peau, surtout dans la zone du mamelon
  • inflammation du mamelon
  • grossissement soudain du sein
  • écoulement du mamelon non constitué de lait maternel
  • ganglions lymphatiques gonflés au niveau de l’aisselle, ainsi qu’au-dessus et au-dessous
    de la clavicule
  • perte de poids non-intentionnelle.

Diagnostic

Le cancer du sein peut être dépisté à l’aide d’une mammographie, un examen radiographique du sein. Le diagnostic définitif est posé à l’aide d’une biopsie, d’un  prélèvement d’échantillon de tissu.

Facteurs de risque

Les facteurs de risque possibles du cancer du sein englobent:

  • Sexe: être une femme est le principal facteur de risque de cancer du sein
  • Âge: les femmes plus âgées sont plus fréquemment touchées que les plus jeunes
  • Antécédents familiaux: le risque de maladie est accru si des membres de la famille ont souffert de cancer du sein
  • Prédisposition héréditaire: présence de mutations génétiques
  • Facteurs hormonaux: p. ex. premières règles avant 12 ans, dernières règles après 55 ans; naissance du premier enfant après 30 ans ou hormonothérapie combinée de longue durée contre les symptômes de la ménopause
  • Radiothérapie: p. ex. en cas d’irradiation du haut du corps en raison d’un autre cancer
  • Surpoids, alcool et tabagisme.

Prévention et dépistage précoce

Outre les examens de dépistage chez le gynécologue, chaque femme doit régulièrement se palper les seins pour détecter toute modification.

Chez les femmes de 50 ans et plus, la mammographie est recommandée pour le dépistage précoce du cancer du sein.

Traitement du cancer du sein

Le cancer du sein est nettement moins mortel aujourd’hui qu’il y a encore vingt ans. Cela est dû à une amélioration du dépistage précoce et à de nouveaux traitements plus sophistiqués. Les options thérapeutiques englobent la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, le traitement antihormonal, l’immunothérapie et les traitements ciblés. Différents types de traitement sont souvent associés.

Plus le cancer du sein est détecté et traité rapidement, meilleures sont les chances de guérison.


CH-NON-01561, 02/2022

Cancer du col de l’utérus – ce que vous devez savoir

Le cancer du col de l'utérus est une maladie assez rare en Suisse. Il est guérissable s'il est diagnostiqué précocement et pris en charge efficacement. La plupart des cas de cancer du col de l'utérus peuvent être prévenus grâce à la vaccination contre les HPV et à d'autres mesures de prévention telles que le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses. Plus d'informations ici.

31 mars 2022

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En Suisse, un cancer du col de l’utérus est diagnostiqué chez quelque 250 femmes chaque année et il tue environ 70 femmes par an. Le taux de nouveaux cas augmente entre l’âge de 25 et 44 ans. Cela en fait le treizième cancer le plus fréquent chez les femmes suisses. En 2020, on a diagnostiqué un cancer du col de l’utérus chez plus de 600 000 femmes dans le monde, et plus de 340 000 femmes en sont décédées.

Origine et formes du cancer du col de l’utérus

Dans la quasi-totalité des cas, le cancer du col de l’utérus se développe dans les cellules superficielles ou glandulaires du col de l’utérus. En langage technique, le cancer du col de l’utérus est donc nommé «carcinome cervical» (du latin cervix = col).

Le col de l’utérus se compose de deux parties et est recouvert de deux types de cellules.

  • L’endocol est l’ouverture du col de l’utérus qui mène à l’utérus. Il est recouvert de cellules glandulaires.

  • L’exocol (ou ectocol) est la partie extérieure du col de l’utérus qui est visible par le médecin pendant l’examen. Il est recouvert de cellules épidermoïdes.

L’endroit où ces deux types de cellules se rencontrent dans le col de l’utérus est appelé la zone de transformation. L’emplacement exact de la zone de transformation change à mesure que vous vieillissez et si vous accouchez. La plupart des cancers du col de l’utérus commencent dans les cellules de la zone de transformation.

Pré-cancers du col de l’utérus

Tout d’abord, les cellules normales du col de l’utérus développent progressivement des changements anormaux appelés «précancéreux». Il est possible qu’un stade précancéreux évolue en cancer du col de l’utérus. Il est donc important de contrôler régulièrement les lésions précancéreuses et de les traiter si nécessaire.

Types de cancers du col de l’utérus

Les cancers et pré-cancers du col de l’utérus sont classifiés en fonction de leur aspect au microscope. Les principaux types de cancers du col de l’utérus sont les adénocarcinomes et les carcinomes épidermoïdes.

  • Les carcinomes épidermoïdes se développent à partir de cellules de l’exocol et commencent généralement dans la zone de transformation.
  • Les adénocarcinomes se développent à partir des cellules glandulaires de l’endocol qui sécrètent la glaire.

Plus rarement, il existe des carcinomes adénosquameux ou mixtes présentant des caractéristiques des deux types.

Symptômes du cancer du col de l’utérus

Les lésions précancéreuses du col de l’utérus ne présentent généralement aucun symptôme. Les symptômes n’apparaissent habituellement qu’à un stade avancé. Ils peuvent inclure ce qui suit:

  • Saignement vaginal inhabituel (saignement après les rapports, après la ménopause, entre les règles).
  • Pertes vaginales malodorantes
  • Douleur dans le bas de l’abdomen
  • Perte de poids inexpliquée

Les plaintes susmentionnées peuvent également avoir d’autres causes. Toutefois, en présence d’un ou de plusieurs de ces symptômes, il convient de consulter un médecin.

Facteurs de risque

Le principal facteur de risque de cancer du col de l’utérus est une infection par le papillomavirus humain (HPV). Cela concerne environ 99% des cas. Les HPV sont extrêmement fréquents et transmis par contact sexuel.

Les autres facteurs de risque possibles englobent:

  • une activité sexuelle précoce
  • un grand nombre de partenaires sexuels
  • un partenaire considéré comme étant à haut risque (personne atteinte d’une infection à HPV ou ayant un grand nombre de partenaires sexuels)
  • le tabagisme
  • un système immunitaire affaibli
  • l’utilisation à long terme de la pilule contraceptive

Prévention par la vaccination

Les adolescents et jeunes adultes peuvent se protéger contre les types de HPV les plus dangereux par le vaccin.

La vaccination vise à réduire le risque de contracter un HPV dangereux. En Suisse, la vaccination contre les HPV est gratuite pour tous les adolescents et jeunes adultes entre 11 et 26 ans dans le cadre des programmes de vaccination cantonaux.

Détection précoce

Le meilleur moyen de détection précoce consiste en un dépistage régulier effectué par le gynécologue à l’aide d’un frottis (prélèvement de cellules du col de l’utérus, qui sont examinées en laboratoire pour détecter les lésions cancéreuses et précancéreuses) et/ou un test HPV (examen de cellules du col de l’utérus afin de détecter des fragments d’ADN des papillomavirus humains les plus susceptibles d’entraîner un cancer du col).

Traitement

Le cancer du col de l’utérus est l’une des formes de cancer les mieux traitables, à condition qu’il soit détecté précocement et pris en charge efficacement. Les options de traitement englobent la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, la thérapie ciblée, l’immunothérapie et les meilleurs soins de soutien.

CH-NON-00150, 12/2021

Nous sommes un Top Employer!

Pour la 10e fois consécutive, notre entreprise a reçu la distinction «Top Employer». Cette reconnaissance est le reflet des divers avantages offerts par MSD aux membres de son personnel, tels qu’une politique de télétravail récemment mise en place ainsi qu’un généreux congé parental de 16 semaines sans distinction de genre.

20 janvier 2022

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Chaque année, l’organisme indépendant Top Employers Institute certifie les organisations qui s’attachent à mettre les membres de leur personnel au premier plan et à offrir un environnement de travail attrayant, qui encourage le développement professionnel et personnel. La certification est basée sur la participation et les résultats de l’enquête sur les meilleures pratiques RH. Les facteurs décisifs pour l’obtention du label Top Employer sont des notes supérieures à la moyenne dans les domaines:

  • de la gestion des ressources humaines
  • de la rémunération et de la couverture sociale
  • des opportunités de carrière
  • des conditions de travail de la formation ainsi que
  • de la culture d’entreprise.

MSD a obtenu un score élevé dans toutes les catégories de l’enquête

L’engagement des collaborateurs, y compris leur bien-être, ainsi que la reconnaissance et les récompenses ont été jugés supérieurs à la moyenne. Le domaine de l’unité, qui comprend l’intégrité éthique, les valeurs, la diversité et l’inclusion, ainsi que l’environnement de travail, a également obtenu un score élevé.

Judeke Frederiks
Judeke Frederiks, directrice des RH pour la Suisse

«C’est un honneur pour nous d’obtenir une fois de plus la certification de Top Employer en Suisse. Cette 10e récompense souligne notre engagement continu à créer des conditions de travail flexibles et un lieu de travail attrayant. Nous ressentons de la fierté à être au-dessus de la norme dans de nombreux domaines, notamment en ce qui concerne le bien-être des membres du personnel – des évaluations qui sont cruciales en temps normal et encore plus importantes dans la période de pandémie sans précédent que nous traversons actuellement.»

Avantages des membres du personnel

Depuis 2020, quiconque devient parent, quel que soit son genre, bénéficie de 16 semaines de congé payé à 100% dans les 12 premiers mois suivant la naissance ou l’adoption d’un enfant. Cette politique est l’une des plus généreuses et des plus inclusives de Suisse si on la compare aux deux semaines légalement requises en Suisse. La même année, MSD a instauré une nouvelle politique donnant carte blanche aux membres du personnel et à leurs responsables hiérarchiques en matière de télétravail. En outre, MSD a mis davantage l’accent sur le travail numérique, devenant ainsi une organisation plus agile et davantage axée sur la croissance et l’apprentissage.

La diversité et l’inclusion sont importantes pour nous

MSD accorde une grande importance à la diversité et l’inclusion, par exemple à travers les nombreux réseaux internes tels que le réseau des femmes, le réseau Next Generation et le réseau LGBTQI. Les initiatives mentionnées constituent des étapes importantes en ce qui concerne les avantages pour l’ensemble des membres du personnel de MSD en Suisse, conformément à son engagement en faveur de la diversité, de l’inclusion et du bien-être. Plus important encore, elles reflètent les valeurs de l’entreprise et sa compréhension de la manière d’atteindre le meilleur équilibre possible entre vie privée, famille et carrière.

Vous souhaitez en savoir plus sur nous et sur l’entreprise MSD?

Lisez nos stories!

CH-NON-01563, 02/2022

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Notre engagement

Hypertension pulmonaire

Chaque vie compte et nous incite à faire de notre mieux, jour après jour.

L'hypertension pulmonaire est une maladie chronique rare, potentiellement mortelle si elle n'est pas traitée. Chez MSD, nous nous engageons en faveur des personnes touchées par cette maladie.

L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), également appelée hypertension pulmonaire, est une maladie chronique caractérisée par une élévation de la pression sanguine dans les artères pulmonaires. Elle peut entraîner une limitation considérable des capacités physiques et s'avérer mortelle en l'absence de traitement. Il existe diverses options thérapeutiques visant à soulager les symptômes, à stopper la progression de la maladie et maintenir une qualité de vie optimale.

En savoir plus

Notre engagement dans le domaine de l'hypertension pulmonaire

Depuis plus de
5

ans, nous nous engageons à améliorer la qualité de vie des patients en Suisse

L'année
2013

a été marquée par la mise sur le marché du premier stimulateur de la guanylate cyclase soluble (GCs) dans le traitement de l'HTAP en Suisse

Actifs depuis
2016

dans le cadre de partenariats et de projets

Nos partenariats et projets

Collaboration avec la Société Suisse pour l'Hypertension Pulmonaire (SSHP)

La SSHP réunit des experts au sein d'un réseau efficace qui rassemble les connaissances sur l'hypertension pulmonaire depuis plus de 20 ans. Nous apportons à la SSHP un soutien de longue date par le biais de divers projets et initiatives.

Collaboration avec des organisations de patients

Depuis des années, nous collaborons dans le cadre de partenariats avec des organisations de patients et l'Association suisse d’HTAP pour les personnes atteintes d’hypertension pulmonaire.

Séminaires de formation continue et congrès

MSD participe régulièrement au congrès de la Société Suisse de Pneumologie (SSP) et parraine les séminaires de formation continue destinés aux médecins afin de les sensibiliser au diagnostic précoce de l'hypertension pulmonaire.

Recherche clinique

For almost 130 years, we have conducted research worldwide to contribute to better health for our society with our medications and vaccines, for today and future generations. In Switzerland, MSD is currently conducting 34 clinical studies in different areas of therapy (as of 11/2021).

En savoir plus

Information et éducation

Nous attirons l'attention du grand public sur l'hypertension pulmonaire et sur l'importance de son diagnostic précoce, particulièrement en novembre, mois de la sensibilisation sur cette maladie, et le 5 mai, journée mondiale de l'hypertension pulmonaire.

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«Plus l'hypertension pulmonaire est diagnostiquée et traitée rapidement, plus un patient pourra voir sa qualité de vie s’améliorer. Par le biais de notre engagement, nous souhaitons contribuer à faire connaître et à promouvoir le diagnostic précoce de cette maladie.»

Claudia Kimmich

Senior Customer Engagement Specialist Pulmonary Hypertension, MSD Suisse

CH-NON-01409, 10/2021

Sensibilisation à la santé

Qu’est-ce que l’hypertension pulmonaire?

Un essoufflement, une fatigue plus rapide et une diminution des capacités physiques figurent parmi les symptômes précoces d'une hypertension pulmonaire. Découvrez les tenants et les aboutissants de cette maladie chronique rare.

17.11.2021

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L’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une élévation pathologique et chronique de la pression sanguine dans les vaisseaux pulmonaires, qui peut entraîner une limitation très importante des capacités physiques. Du fait de ses symptômes peu spécifiques, il est souvent difficile de reconnaître une hypertension pulmonaire. Or, en l’absence de traitement, elle peut être mortelle.

L’hypertension pulmonaire est une maladie rare

En Suisse, selon les estimations, l’hypertension pulmonaire touche environ 125 à 425 personnes. Chaque année, 8 à 25 personnes sont nouvellement touchées cette maladie.

Le diagnostic de l’hypertension pulmonaire n’est pas simple

Initialement, les symptômes sont pour la plupart légers et peuvent évoquer d’autres maladies, notamment l’asthme, la bronchite ou le syndrome de fatigue chronique. C’est pourquoi il s’écoule en moyenne jusqu’à 2,5 ans avant qu’un diagnostic ne soit posé. Les patients perdent ainsi un temps précieux alors qu’ils auraient pu recevoir un traitement efficace plus tôt.

Les premiers symptômes de l’hypertension pulmonaire peuvent inclure:

  • essoufflement à l’effort, p. ex. en montant une côte ou des escaliers;
  • fatigabilité accrue;
  • sensation d’oppression dans la poitrine;
  • palpitations, accélération des battements cardiaques;
  • vertiges en cas d’effort physique intense;
  • capacités physiques réduites.

Au stade avancé, les symptômes suivants peuvent apparaître:

  • signes d’une diminution de la puissance d’éjection du ventricule gauche, tels que rétention d’eau dans les jambes (œdème) et obstruction des veines du cou;
  • fortes douleurs dans la poitrine, similaires à celles ressenties lors un infarctus du myocarde;
  • bleuissement des lèvres, signe d’une réduction de l’apport d’oxygène à l’organisme, causé par des valeurs de la pression artérielle basse ou en baisse.

Le traitement de l’hypertension artérielle nécessite la prise en charge par une équipe de spécialistes

Seuls des spécialistes très expérimentés sont en mesure de traiter l’hypertension pulmonaire car le traitement est complexe et doit être adapté en fonction de l’anamnèse et des symptômes de chaque patient. Il est donc important que les personnes souffrant d’hypertension pulmonaire soient traitées dans un centre spécialisé dans le domaine.

En Suisse, il existe plusieurs centres spécialisés dans l’hypertension pulmonaire, dits «centres HTAP»

Dans les centres HTAP, des experts de diverses spécialités médicales collaborent de manière interdisciplinaire afin de permettre aux patients souffrant d’hypertension pulmonaire de bénéficier d’un traitement qui leur offrira une qualité de vie optimale. Ces spécialistes savent en effet reconnaître, diagnostiquer et traiter l’hypertension pulmonaire. Les centres HTAP sont par ailleurs équipés pour la prise en charge des urgences et offrent un soutien 24 h/24 aux personnes concernées.

Aperçu des centres HTAP en Suisse

Une femme tient sa main sur sa poitrine
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Notre engagement

Plus l’hypertension pulmonaire est diagnostiquée et traitée rapidement, plus un patient pourra voir sa qualité de vie s’améliorer. Par le biais de notre engagement, nous souhaitons contribuer à faire connaître et à promouvoir le diagnostic précoce de cette maladie.

L'équipe de la SSPH dehors, sur la pelouse

Soutien aux patients

La Société Suisse pour l’Hypertension Pulmonaire SSHP réunit des experts en la matière qui se tiennent à disposition des professionnels de santé et des patients.

CH-NON-01409, 10/2021

Oncologie

Le combat contre le cancer du poumon est loin d’être perdu d’avance

Le cancer du poumon est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué dans le monde, et plus de 4'000 personnes en meurent chaque jour.

28.06.2021

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Le combat commence

Si l’on ajoute à cela un sentiment de stigmatisation et de honte associé à la maladie, les patients atteints d’un cancer du poumon avancé peuvent se sentir effrayés et sans options. Il est important de savoir que tous les patients méritent la compassion et le soutien de la part de leurs proches, des prestataires de soins de santé et de la communauté du cancer au sens large.

La stigmatisation du cancer du poumon peut conduire un patient à:

Retarder ou refuser un traitement

Éviter de parler aux autres de son diagnostic

Hésiter à demander de l’aide

Malgré la fréquence du cancer du poumon, de nombreuses idées fausses circulent encore sur cette maladie. Si le tabagisme est une cause majeure, il existe un certain nombre d’autres facteurs de risque qui peuvent augmenter la probabilité de développer un cancer du poumon.

Disposer d’informations précises est une première étape essentielle dans la lutte et la compréhension de votre diagnostic:

  • Dans le monde, on estime qu’environ 25% des patients atteints d’un cancer du poumon n’ont jamais fumé
  • Des facteurs externes peuvent entraîner un risque accru de cancer du poumon, notamment l’exposition au radon, à l’amiante et à la pollution atmosphérique.
  • Si le cancer du poumon est le plus souvent découvert chez les personnes âgées, il peut néanmoins survenir chez des adultes plus jeunes.
  • Les personnes auxquelles on a diagnostiqué un cancer du poumon peuvent rencontrer les mêmes types de difficultés qu’une personne qui apprend qu’elle a un cancer.

Comment se battre

Apprendre que vous êtes atteint d’un cancer du poumon à un stade avancé est stressant et il peut être difficile d’assimiler toutes les informations partagées. Les conversations avec votre équipe soignante peuvent sembler floues, mais il est important d’avoir des conversations efficaces avec votre médecin peu après le diagnostic pour comprendre votre maladie et les prochaines étapes.

Jouez un rôle actif dans votre parcours de soins:

  • En vous renseignant sur votre cancer en ligne ou à la bibliothèque et en parlant à votre médecin
  • En demandant un deuxième avis
  • En rejoignant un groupe de soutien pour le cancer ou en parlant à d’autres personnes qui ont vécu une expérience similaire

Une bonne communication avec votre médecin vous aidera, vous et vos proches, à rester informés et à être prêts à agir

Voici trois conseils utiles:

1

Établissez une liste de questions à poser à votre médecin ou utilisez le guide de discussion téléchargeable ci-dessous avant les rendez-vous.

2

N’ayez pas peur de parler si vous n’êtes pas sûr de vous ou si vous ne comprenez pas ce que dit votre médecin ou votre infirmière.

3

Amenez quelqu’un pour vous soutenir. Un proche peut écouter et prendre des notes lorsque vous parlez avec votre équipe soignante.

Questions à poser à votre médecin

Pourquoi nous nous battons

Au cours de la dernière décennie, de grands progrès ont été réalisés dans le traitement du cancer du poumon à un stade avancé, ce qui a permis d’augmenter le nombre de survivants et de redonner de l’espoir aux personnes confrontées à la maladie. La raison de se battre est propre à chacun, mais il est important de la connaître.

CH-NON-01276, 06/2021

Sensibilisation à la santé

Cinq idées reçues sur le diabète démystifiées

Faites la lumière sur cinq fausses idées courantes sur le diabète.

25.06.2021

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Plus de 463 millions d’adultes dans le monde vivent avec le diabète. Mais si le diabète est un problème de santé majeur, il peut parfois être mal compris. C’est particulièrement vrai pour le diabète de type 2.

Qu’est-ce que le diabète de type 2?

L’insuline, une hormone produite par le pancréas, aide le glucose à pénétrer dans les cellules de l’organisme pour être utilisé comme source d’énergie. L’insuline, une hormone produite par le pancréas, favorise la pénétration du glucose dans les cellules de l’organisme pour être utilisé comme source d’énergie. Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, l’organisme n’est pas capable d’utiliser correctement l’insuline, ce qui permet à trop de glucose de s’accumuler dans le sang et provoque une hyperglycémie.

Voici cinq idées reçues répandues sur le diabète de type 2.

01.

Idée reçue: Le diabète de type 2 n’est pas une maladie grave.

Réalité: Si le diabète de type 2 est mal géré, il peut entraîner des complications graves. La gestion du diabète, qui comprend l’apprentissage de la maladie, l’adoption d’un mode de vie sain et la collaboration avec un fournisseur de soins de santé pour créer un plan de traitement, peut contribuer à diminuer le risque de complications, mais cela ne signifie pas que le diabète de type 2 ne doit pas être pris au sérieux.

02.

Idée reçue: Si vous êtes atteint de diabète de type 2, il est impossible de ne pas remarquer les signes.

Réalité: Dans de nombreux cas, les symptômes du diabète de type 2 se développent lentement, souvent sur plusieurs années, et peuvent manifester si peu de symptômes qu’ils passent facilement inaperçus. De nombreuses personnes atteintes de diabète de type 2 ne présentent aucun symptôme, ce qui contribue au fait qu’un adulte diabétique sur deux dans le monde n’est pas diagnostiqué.

Les symptômes d’un diabète de type 2 peuvent inclure:

  • Soif excessive et bouche sèche
  • Miction fréquente
  • Vision trouble
  • Engourdissement ou picotements aux mains et/ou aux pieds
  • Guérison lente des petites blessures

03.

Idée reçue: Toutes les personnes atteintes de diabète de type 2 sont en surpoids.

Réalité: Les personnes en surcharge pondérale sont plus susceptibles de développer un diabète de type 2, mais il existe un certain nombre d’autres facteurs personnels et liés au mode de vie qui contribuent à augmenter le risque de développer un diabète de type 2.

Certains facteurs de risque peuvent inclure:

  • Antécédents familiaux de diabète
  • Surcharge pondérale
  • Alimentation malsaine
  • Inactivité physique
  • Augmentation avec l’âge
  • Pression artérielle élevée
  • Ethnie
  • Mauvaise alimentation pendant la grossesse

04.

Idée reçue: Le diabète de type 2 ne touche que le pancréas.

Réalité: Avec le temps, le diabète de type 2 peut affecter d’autres parties du corps. Par exemple, les personnes atteintes de diabète de type 2 ont deux fois plus de risques de souffrir d’une maladie cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral qu’une personne non diabétique. Cependant, il existe des mesures possibles pour réduire le risque de complications plus graves du diabète de type 2. Il s’agit notamment de maintenir la glycémie aussi proche que possible de l’objectif individuel, de manger des aliments sains, de faire de l’exercice régulièrement et de maintenir la pression artérielle et le taux de cholestérol à des niveaux fixés par un professionnel de la santé.

05.

Réalité: L’activité physique est très importante pour les personnes atteintes de diabète de type 2, car elle peut aider à contrôler la glycémie et à réduire le risque de complications liées au diabète, comme les maladies cardiaques et les lésions nerveuses. Mais faire suffisamment d’exercice ne signifie pas passer des heures à la salle de sport. Les adultes atteints de diabète de type 2 peuvent commencer par faire de la marche chaque jour. Des activités quotidiennes simples comme marcher jusqu’à la boîte aux lettres ou se garer plus loin de l’entrée sont d’autres options.

*Avant de commencer une activité physique, demandez à votre médecin quelles sont les activités susceptibles de vous convenir.

CH-NON-01260, 06/2021

Sensibilisation à la santé

Ce que vous devez savoir sur le diabète

Le diabète est une maladie métabolique chronique qui se manifeste par une concentration accrue de sucre dans le sang.

25 June, 2021

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En Suisse, près de 500’000 personnes sont atteintes de diabète, dont environ 90% (une personne sur 18) souffrent de diabète de type 2. De nombreuses personnes ignorent peut-être encore qu’elles sont également atteintes car il faut en moyenne sept ans pour qu’un diabète de type 2 soit détecté. Le nombre de sujets diabétiques augmente constamment. Selon des estimations, le nombre de personnes atteintes de diabète dans le monde s’élèvera à 700 millions en 2045.

Environ

500’000

personnes souffrent de diabète en Suisse.

Le diabète de type 2 représente environ

90%

de tous les cas de diabète diagnostiqués chez des adultes.

Qu’est-ce que le diabète de type 2?

Le diabète de type 2 est une maladie chronique qui se développe lentement et est caractérisée par un taux élevé de sucre sanguin. Il apparaît au moment où le pancréas ne produit plus suffisamment d’insuline ou que le corps ne peut plus utiliser efficacement l’insuline pour transformer le sucre sanguin en énergie (résistance à l’insuline).

Dans la plupart des cas, le diabète de type 2 survient dans la seconde moitié de la vie. Au début, aucun symptôme n’est détectable. Souvent, la maladie n’est identifiée qu’au moment où apparaissent de premières complications telles que des plaies qui cicatrisent mal et s’infectent facilement ou des troubles de la vision. Le diabète de type 2 survient aussi de plus en plus fréquemment chez des sujets plus jeunes présentant un surpoids important.

Les personnes atteintes de diabète de type 2 présentent un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires et de décès

Les personnes atteintes de diabète de type 2 âgés de moins de 55 ans présentent un risque considérablement accru d’infarctus du myocarde.

Les patients souffrant de diabète de type 2 présentent un risque augmenté de 1,5 à 2 fois d’accident vasculaire cérébral par rapport à la population générale.

52% des cas de décès de personnes atteintes de diabète de type 2 sont la conséquence d’une maladie cardiovasculaire.

Les symptômes du diabète de type 2 peuvent inclure:

  • Soif excessive et bouche sèche
  • Miction fréquente
  • Vision floue
  • Engourdissement ou picotement dans les mains et/ou les pieds
  • Plaies à cicatrisation lente

Plusieurs facteurs de risque ont été associés au diabète de type 2, dont les suivants:

  • Antécédents familiaux de diabète
  • L’excès de poids
  • Régime alimentaire malsain
  • l’inactivité physique
  • L’augmentation de l’âge
  • Hypertension artérielle
  • Origine ethnique
  • Mauvaise alimentation pendant la grossesse

Le contrôle de la glycémie est vital pour les patients atteints de diabète de type 2

Le traitement du diabète de type 2 vise surtout à la normalisation des valeurs élevées de la glycémie. La passage à une alimentation plus saine et davantage d’exercice peuvent y contribuer. Néanmoins, dans de nombreux cas, ceci ne suffit pas. Ces patients doivent en outre prendre des antidiabétiques (médicaments qui abaissent la glycémie) et se rendre régulièrement chez leur médecin.

CH-NON-00862, 06/2021